SGR ATTOLOU , CM LALEYE , NR HOUNSOU , B AÏCHEOU , R GOUDOU , DG GBESSI , FM DOSSOU , DK MEHINTO
J AFR CHIR DIGEST 2024; VOL 24(1) : 4186 - 4190
NEOPLASIC RETENTIONAL JAUNDICE AT THE UNIVERSITY VISCERAL SURGERY CLINIC OF THE HUBERT KOUTOUKOU MAGA NATIONAL UNIVERSITY HOSPITAL CENTER (CNHU-HKM) IN COTONOU, BENIN
1Département de chirurgie et spécialit1 : Clinique Universitaire de Chirurgie Viscérale du CNHU-HKM 2 : Laboratoire d'Anatomie Humaine, Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou 3 : Clinique Universitaire de Chirurgie Générale du Centre Hospitalier Universitaire Ouémé-Plateau, Porto-Novo, Béninés chirurgicales, Faculté des Sciences de la Sante, Université d'Abomey-Calavi, République du Benin 2 Benin HUB of the NIHR Global Health Research Unit on Global Surgery; Faculté des Sciences de la Sante, Université d'Abomey-Calavi, République du Benin
Introduction : Les ictères néoplasiques, secondaires à une obstruction cancéreuse à l’écoulement de la bile, sont d’étiologies diverses et surviennent en général chez des sujets âgés. Cette étude a pour objectif de rapporter les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des ictères rétentionnels chirurgicaux au CNHU-HKM de Cotonou au Bénin.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective allant du 1er avril 2011 au 30 septembre 2022 portant sur 42 cas d’ictères rétentionnels chirurgicaux néoplasiques opérés dans l’hôpital.
Résultats : La fréquence des ictères rétentionnels chirurgicaux néoplasiques était de 0,4% avec une incidence annuelle de 4,2 cas. L’âge moyen des patients était de 50,3 ans avec une sex ratio à 2,8. Le délai de consultation moyen était de 4,5 mois. La clinique était dominée par l’ictère à 100% des cas, l’altération de l’état général à 79% et le prurit à 56,3%. Les tumeurs de la tête du pancréas suivies de l’ampullome vatérien étaient les principales étiologies mises en évidence par l’échographie et la tomodensitométrie. Le traitement chirurgical était curatif dans 4,8% et palliatif dans 95,2% des cas. L’acte chirurgical le plus réalisé était la double dérivation bilio-digestive et gastro-jéjunale. Aucun de nos patients n’a reçu de chimiothérapie. La mortalité était de 16,7%.
Conclusion : Les ictères rétentionnels chirurgicaux néoplasiques demeurent relativement fréquents. Le cancer de la tête du pancréas est l’étiologie la plus fréquente. Le traitement reste encore palliatif sous nos cieux4.
Mots clés : Ictère rétentionnel, néoplasie, chirurgie palliative, Bénin.
